Europe – Vaccination : des contre-indications qui n’en sont pas

La persistance de maladies évitables et la résurgence de la rougeole en Europe en 2017-2018 sont le résultat de taux d’immunisation insuffisants et d’une administration des vaccins non-optimale. Cependant, les ressources existent pour une couverture vaccinale à l’ensemble de la population. Outre les refus et la négligence des parents, les connaissances des professionnels et leur niveau de confiance dans les vaccins peuvent jouer un rôle.
Une enquête a été conduite en 2018 limitée aux membres de la Société Européenne de Pathologie Infectieuse Pédiatrique afin d’évaluer les connaissances des « vaccinateurs » sur les contre-indications. Dix scénarios ont été présentés afin de déterminer quand vacciner, retarder ou suspendre la vaccination en raison d’une contre-indication. Les thèmes présentés étaient la fièvre, l’épilepsie, l’infirmité motrice cérébrale, l’antibiothérapie, une chimiothérapie récente, l’anaphylaxie, l’allaitement maternel, la corticothérapie, une convalescence.
Parmi les 998 membres participants, les réponses de 573 européens ont été analysées (57,4 %) dont 538 (93,9 %) exerçaient en pédiatrie générale ou en pathologie infectieuse. Les 35 exclus étaient des médecins généralistes, des spécialistes de santé publique, des infirmières, d’autres médecins spécialistes. Les répondants venaient de pays à revenu élevé et 68 % du sud de l’Europe…