France – Entre le Médiator et l’Agence du médicament, «une série de rendez-vous manqués»

Il admet à demi-mot des «dysfonctionnements», «des rendez-vous manqués.» Jean Marimbert, qui a dirigé l’Agence du médicament de 2004 à 2011, en plein scandale du Mediator, a répondu lundi 25 novembre aux questions du tribunal correctionnel, sans vraiment expliquer comment le médicament a pu rester sur le marché jusqu’en 2009. Dominique Maraninchi, le directeur de l’institution de 2011 à 2014, sera entendu mardi matin.

L’Agence du médicament est jugée pour homicides et blessures involontaires entre 1995 et 2009. Jean Marimbert intervient comme témoin, mais, sous la salve de questions du tribunal, des avocats des parties civiles, des laboratoires Servier et du parquet, il se défend souvent comme s’il était prévenu.

«Je ne nie pas des dysfonctionnements», «nous avons sans doute un peu failli», reconnait-il, visiblement éprouvé. Le Mediator, commercialisé entre 1976 et 2009, est tenu pour responsable de centaines de morts. Le Mediator, présenté comme un médicament anti-diabétique principalement vendu comme coupe-faim, «n’était pas dans mon champ de vision à mon arrivée à l’Agence», dit-il. Pourtant en 2004, il y avait déjà eu plusieurs alertes sur ce médicament…