France – L’autorité de la Concurrence invite à réformer la distribution des médicaments et le rôle du pharmacien

Le 21 novembre 2017, l’Autorité de la concurrence s’est saisie d’office pour avis dans les
secteurs du médicament et de la biologie médicale. Ces secteurs, dont l’encadrement repose sur l’objectif fondamental de préservation de la santé publique, revêtent en effet une importance particulière dans l’économie française et sont confrontés à des besoins de
modernisation, liés notamment au développement des nouvelles technologies (vente en ligne, télémédecine, nouveaux outils de diagnostic, etc.).
Les travaux engagés par l’Autorité de la concurrence se sont ainsi intéressés à l’adéquation,
au regard de l’objectif de préservation de la santé publique, du modèle économique sur
lequel reposent les activités de pharmacien d’officine, d’intermédiaires de la distribution du
médicament en ville et de biologiste médical. Concernant en particulier les pharmaciens
d’officines et les biologistes médicaux, un des risques identifiés est que les acteurs installés
en France souffrent d’un différentiel de compétitivité, dans un contexte européen où des
opérateurs étrangers, mieux armés économiquement et, bénéficiant de réglementations plus souples, commencent à s’imposer sur le marché français.
C’est pourquoi il doit être permis à l’officine française de procéder à la nécessaire
modernisation de son activité. Celle-ci passera par une exploitation réelle des opportunités
offertes par les nouvelles technologies et par un développement des nouveaux métiers de
pharmacien d’officine, souhaité par les pouvoirs publics comme par la profession. Une telle
modernisation comprend notamment un développement effectif de l’activité de vente en
ligne, ainsi que la poursuite du développement des nouvelles missions du pharmacien, telles que la vaccination ou la télémédecine…