France – Les inhibiteurs du checkpoint immunitaire, une efficacité sexiste…

Un certain nombre de travaux suggèrent que les différences entre les systèmes immunitaires des femmes et des hommes auraient une influence sur l’évolution des maladies inflammatoires chroniques, parmi lesquelles le cancer. Les hommes ont un risque de mortalité deux fois supérieur que les femmes pour tous les cancers, la différence étant plus évidente pour le mélanome, le cancer du poumon, du larynx, de l’œsophage et de la vessie. Cet écart est le reflet de différences dans les comportements et les facteurs biologiques, parmi lesquels les causes des cancers et la régulation hormonale, mais aussi dans le système immunitaire. Dans ce contexte, les nouveaux inhibiteurs de points de contrôle (checkpoint) immunitaires, dont le rôle est de « restaurer » l’immunité anticancéreuse ont-ils une efficacité différente chez la femme et chez l’homme ?
Pour en savoir un peu plus, une équipe internationale a réalisé une revue de la littérature et la méta-analyse de 20 essais randomisés contrôlés concernant des inhibiteurs de checkpoint immunitaire (anti-CTLA-4 et anti-PD1) prescrits à des patients atteints de cancer. Pour être éligibles, les études devaient rapporter le risque de décès selon le sexe du patient…