France – Une étude du CREDOC analyse les populations éligibles à la CMU-C et à l’ACS

Selon cette enquête, les populations éligibles à la CMU-C et à l’ACS sont fragilisées dans leur vie quotidienne à différents titres : faiblesse des revenus, précarité sur le marché du travail (chômage et exercice d’emplois précaires), sentiment d’être en moins bonne santé que le reste de la population et déclaration plus importante de maladies chroniques ou de handicap. Elles sont en attente d’actions renforcées de la part des pouvoirs publics. Près des trois quarts des populations éligibles indiquent s’imposer des restrictions sur certains postes du budget (versus la moitié en population générale), y compris en matière de santé (30 % limitent leurs dépenses de santé contre 20 % en population générale).
Les personnes ayant ouvert leurs droits à la CMU-C ou à l’ACS mentionnent moins souvent que les autres le médecin comme interlocuteur privilégié en première intention en cas de problème de santé (73 % pour l’ensemble de la population, 54 % pour les bénéficiaires de la CMU­‑C). 15 % des bénéficiaires de la CMU-C privilégient le pharmacien, soit 6 points de plus que l’ensemble de la population. Ces choix seraient avant tout dictés par le souci de la proximité du domicile et la rapidité d’accès.

Publication de l’étude sur les populations éligibles à la CMU-C et à l’ACS en 2019 – Mise en ligne le 02-10-2019