France – Androcur® : des patients mieux informés sur le risque de tumeur du cerveau

Face au risque de tumeur du cerveau lié à la prise d’Androcur, l’Agence du médicament vient d’émettre de nouvelles recommandations sur sa prescription. Dès le 1er juillet, tout patient débutant un traitement devra être informé du risque et signer une attestation annuelle d’information.

Une étude publiée il y a bientôt un an révélait que l’acétate de cyprotérone, nom générique de l’Androcur du laboratoire Bayer, médicament indiqué pour combattre le cancer de la prostate, une pilosité excessive sévère (hirsutisme) ou, hors de son indication officielle, pour lutter contre l’endométriose, la calvitie féminine ou l’acné, augmente le risque de méningiome, une tumeur bénigne du cerveau. Chez les patientes traitées avec de fortes doses pour une durée de plus de 6 mois, la probabilité d’un méningiome est multiplié par 7, un chiffre qui grimpe à 20 au-delà de 5 ans de traitement.

Même si les tumeurs sont non cancéreuses, leur extraction peut laisser des séquelles sur les patients opérés. Pour permettre aux personnes de prendre de l’acétate de cyprotérone en toute connaissance de cause, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) renforce l’information des patients…