France – La France sera-t-elle le dernier pays à traiter les malades du Coronavirus avec un médicament … français ?

Au milieu du 19ème siècle, une épidémie terrible, la fièvre puerpérale, faisait mourir des femmes venant d’accoucher. Semmelweis nota une différence importante entre les décès dans un service pratiquant des autopsies et un service n’en pratiquant pas, et mis en place un protocole consistant à désinfecter les mains de tous ceux qui pratiquaient un accouchement. Le taux de décès tomba de 20 à 30% à moins de 5%. La démonstration était imparable, mais ses collègues, loin de lui emboîter le pas, le critiquèrent vertement. Certains allèrent jusqu’à dire que se laver les mains était une rémanence de pratiques religieuses archaïques. Alors que les morts s’accumulaient, Philip Semmelweis protesta, hurla, conspua le corps médical en disant que les médecins, transformés en criminels, faisaient mourir leurs patients.

Il fut interné dans un hôpital psychiatrique où il fut tué par un infirmier brutal à l’âge de 47 ans. Cinq ans après sa mort, Pasteur découvrit les microbes et donna une explication scientifique définitive aux observations de Semmelweis. Ce « martyr de la science » a été oublié et on pourrait penser qu’un tel aveuglement appartient à une époque révolue. Pourtant, et toutes proportions gardées, il est possible que ce même phénomène se déroule sous nos yeux.

Le Pr. Didier Raoult est le Directeur de l’Institut Hospitalier Universitaire « Méditerranée Infections » à Marseille, mais c’est surtout l’un des meilleurs spécialistes au monde des virus, classé meilleur spécialiste mondial des maladies infectieuses par un site d’évaluation des chercheurs.

Fin janvier, il avait conseillé à des confrères chinois d’essayer la chloroquine, un médicament antipaludéen connu depuis de nombreuses décennies.

Fin février, des études certes très préliminaires mais faites là-bas sur un grand nombre de malades, montrent que le traitement était extrêmement efficace…