France – Les autorités lancent un plan d’action dans l’affaire des bébés sans bras

Les premiers éléments de l'enquête menée par Santé publique France n'ont pas permis de tirer des conclusions satisfaisantes. La Direction générale de la santé (DGS) a présenté ses mesures pour essayer de répondre aux interrogations des familles.

Les autorités sanitaires s’activent pour essayer de comprendre à quoi sont dues les naissances de bébés souffrant d’agénésie des bras. En tout, 18 cas ont été recensés dans l’Ain.

Pour mener à bien sa tâche, la Direction générale de la santé (DGS) peut s’appuyer sur les registres nationaux, « véritables outils d’épidémiologie » selon Jérôme Salomon le directeur général de la DGS. « Certains registres sont spécialisés dans les cancers, d’autres dans les maladies rares et d’autres sur les malformations. » Point négatif, seule 20% de la population nationale est couverte. Le registre qui concerne les malformations congénitales recense 21 malformations.

Toutes les causes possibles vont être examinées. Des pesticides à la consommation de médicaments, ou encore les antécédents médicaux des familles. « Un comité scientifique national va être co-piloté par l’Anses et Santé publique France. Il sera présidé par des personnalités scientifiques de haut niveau« , explique Jérôme Salomon. Les scientifiques mobilisés seront chacun spécialisés dans un domaine en particulier, comme l’épidémiologie ou la teratologie, l’étude des anomalies des êtres vivants…