France – Nanomédicaments : Les acides nucléiques thérapeutiques, du cancer à la Covid-19

Les acides nucléiques thérapeutiques, et notamment les approches antisens, constituent une technologie récente, porteuse d’importants espoirs. Développées jusqu’à présent dans certains domaines comme les affections ophtalmologiques, métaboliques, neuromusculaires ou néoplasiques, ces approches pourraient rapidement aboutir à des nanomédicaments contre la pandémie de Covid-19.

Devant l’urgence sanitaire de la pandémie de Covid-19, la recherche s’est intensifiée de façon inédite afin de développer des traitements fondés sur le repositionnement de médicaments préexistants ou sur la mise au point de nouvelles molécules. En règle générale, ces dernières sont très longues à développer. Mais les thérapies à base d’acides nucléiques ont changé la donne : les premières stratégies vaccinales anti-Covid-19 qui utilisent l’ARN messager (ARNm) du virus ont été développées en moins d’un an. Dans leur sillage, d’autres traitements de nouvelle génération pourraient rapidement voir le jour.

À la base de ces approches donc, l’acide nucléique. D’abord celui de l’ARNm, qui est une copie d’un gène fabriquée par nos cellules pour synthétiser la protéine correspondante. Ensuite, celui des oligonucléotides thérapeutiques : des ARN ou des ADN complémentaires de l’ARNm et qui permettent d’en moduler la fonction. Hautement spécifiques et relativement rapides à développer, les oligonucléotides antisens (OAS) sont les acides nucléiques thérapeutiques les plus prometteurs contre la Covid-19…