France – Piles à combustibles bio-enzymatiques : une source d’énergie naturelle

Alternative écologique aux piles bouton classiques au lithium, la biopile à base de papier de la start-up BeFC est particulièrement bien adaptée à l’alimentation de DM portables connectés. Une innovation de rupture made in France, issue des laboratoires du CNRS.

L’utilisation de dispositifs électroniques à usage unique utilisant des piles bouton s’est accélérée dans le secteur médical avec l’arrivée de la prise en charge de soins et de diagnostics rapides tant à l’hôpital qu’à domicile. Les dispositifs médicaux portables se développent tous azimuts, notamment dans la gestion du diabète, avec des moniteurs de glucose non-invasifs, qui assurent une surveillance des patients de façon continue.

La collecte et le recyclage de ces dispositifs peuvent cependant se révéler complexes et coûteux en raison de la présence de piles bouton polluantes. En fait, 97 % des piles au lithium ne sont pas triées et finissent dans des décharges ou des incinérateurs. Le problème du recyclage est particulièrement épineux pour les dispositifs médicaux, à cause des risques de contaminations croisées.

C’est pour résoudre ce problème que la société BeFC (Bioenzymatic Fuel Cells) développe des cellules bio-enzymatiques génératrices d’électricité. Une technologie brevetée dont la vocation est de remplacer écologiquement et durablement les piles lithium dans de nombreux appareils électroniques à usage limité dans le temps. Le besoin est particulièrement important dans le domaine de la santé avec la multiplication des dispositifs de diagnostic connectés et/ou à usage unique, mais d’autres secteurs sont demandeurs…