France – Thérapie génique : des vecteurs plus performants grâce à la chimie

D'ores et déjà utilisés en thérapie génique pour adresser un gène thérapeutique dans des cellules cibles, les vecteurs viraux de type AAV posent cependant plusieurs problèmes. Deux équipes, l’une spécialisée dans l’innovation en vectorologie et l’autre dans la synthèse moléculaire, sont parvenues à les contourner en modifiant chimiquement la surface de ces vecteurs AAV.

La thérapie génique progresse à pas de géant grâce au développement de vecteurs viraux efficaces pour faire pénétrer des gènes thérapeutiques dans les cellules à corriger. Parmi eux, les virus adéno-associés (AAV) sont actuellement considérés comme les plus performants. D’ailleurs, certains médicaments de thérapie génique déjà sur le marché y ont recours. Néanmoins, plusieurs essais cliniques ont mis en lumière les limites de l’utilisation de ces vecteurs in vivo :  leur faible spécificité pour un tissu donné et le fait qu’ils déclenchent une réaction immunitaire empêchant de renouveler les injections. De plus, les AAV étant largement présents dans l’environnement, une partie importante de la population possède d’entrée de jeu des anticorps neutralisants qui restreignent leur utilisation dans cette approche thérapeutique.

Afin de contourner ces obstacles, certaines équipes misent sur le génie génétique pour réduire le pouvoir immunogène des AAV ou renforcer leur spécificité vis-à-vis de tissus particuliers. Malheureusement, ces approches sont complexes et difficiles à transférer au stade industriel. C’est pourquoi deux équipes de recherche nantaises, spécialisées dans l’innovation en vectorologie* et la synthèse moléculaire** ont misé sur une autre stratégie : la chimie…