International – Ingrédients synthétiques de parfumerie – Un juste retour de flamme

Depuis le début de l’année 2018, c’est un peu ’panique à bord’ ! La raison : la pénurie de matières premières clefs pour l’industrie.

Un exemple assez significatif est celui de l’ISO E SUPER : une énorme commodité qui rentre à hauteur de 20 à 40% dans pratiquement toutes formules de parfum (parfumerie fine et fonctionnelle). Ce dérivé de la térébenthine produit à des dizaines de milliers de tonnes coûte quelques euros et est utilisé peu ou prou comme un solvant : note boisée/musquée… passe partout. La production de ce dérivé est assurée par quelques usines principalement en Inde (dont un fabricant français DRT). En ce début d’année les deux principaux fournisseurs de l’industrie ont vu leur usine brûler à quelques mois d’intervalles… Résultat : des pénuries dans toutes les maisons de fragrances qui ont dû aller voir leurs clients (L’Oréal, P&G, Unilever, Coty et autres…) pour proposer des reformulations sur les recettes existantes afin de réduire l’impact de ce fameux ingrédient, devenu soudainement introuvable…